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A propos du « droit de garde ». Le roi hérite des fiefs qui n’ont plus de titulaire.

Questions :

Lorsqu’il n’y a pas de roi et qu’un joueur perd son dernier seigneur titré sans pour autant que sa citadelle soit prise, que devient le titre ?

 Le joueur qui n’a pas de seigneur peut-il le garder ? Si non, la citadelle redevient-t-elle un château ?

Réponses :

S’il n’y a pas de roi, le titre reste dans la famille jusqu’à ce qu’un nouveau seigneur, homme ou femme apparaisse.

Donc, oui le joueur garde le titre et la citadelle ne redevient pas un château.

Comme je le précise page 9 de la règle dans l’encadré intitulé « Le roi », le roi hérite des titres durant la phase Achat.

Si un joueur perd son dernier seigneur titré durant la phase combat… il conserve le titre et si au cours de la phase carte du tour qui suit il récupère un seigneur… le titre reste dans sa famille… sinon le titre revient au roi au cours de la phase Achat suivante.

De la mitre à la tiare…

Un cardinal garde sa charge d’évêque… on ajoute à la mitre et la crosse de l’évêque… la barrette de cardinal.

Le pape aussi garde sa charge d’évêque mais il se défausse de celle de cardinal. La carte cardinal est défaussée.

Voici par exemple le seigneur Eric qui est élu évêque de Blaye, puis est créé cardinal et enfin est élu pape.

Election du pape

Seuls les cardinaux peuvent voter. Un cardinal ou un évêque peut être élu.
Un candidat doit recueillir au moins deux voix (boule blanche) pour être élu.

Précisions : dans le cas (très rare) où 4 cardinaux votent. Si deux candidats ont 2 voix chacun, personne n’a la majorité, il n’y a pas d’élu, l’élection est reportée au tour suivant. Si un candidat a 2 voix et les autres 1 seule voix ou aucune voix, le candidat qui a 2 voix est élu.

Pape  Cardinal Personnage

Défausse des cartes « Calamité »

Les cartes « Calamité » une fois posées sur un évêché durent un tour de jeu complet. Sauf si elles sont retirées par une carte « parade » : la carte BONNES RÉCOLTES permet de retirer la carte FAMINE et la carte BEAUX TEMPS permet de retirer la carte MAUVAIS TEMPS. Il n’y a pas de parade à la PESTE.

Dos calamité FamineMauvais tempsPeste

Toutes les cartes « Calamité » encore présentes à la fin d’un tour sont défaussées au tour suivant, au début de la phase 2 : Cartes (voir la règle § 4.2 p 10).

Dans la vie, il faut choisir : prince ou évêque !

Le prince héritier peut se faire élire évêque… rien ne l’interdit dans la règle. Mais s’il fait le choix de rentrer dans les ordres… il renonce « de facto » à la couronne. Il ne pourra pas être proclamé roi à la mort de « son père » ! Une fois élu évêque, le pion « Prince Héritier » est remis à sa place sur le plateau. Il pourra être utilisé par la reine sur un autre seigneur homme.

 

Prince héritier

La possibilité de faire d’un seigneur de sa famille le prince héritier est un super pouvoir réservé à la reine. D’un point de vue stratégie de jeu, je ne vois pas l’intérêt qu’aurait un joueur à renoncer à ce pouvoir. Échanger un statut « Prince héritier » contre un statut « Évêque » ne me semble pas être une action très intéressante : le roi donne un point de victoire. A moins, que ce prince n’ambitionne de plus hautes destinées… devenir pape par exemple ! Il faut en effet au moins être évêque pour être élu pape… ce qui peut alors justifier ce choix : échanger une couronne contre une mitre… bientôt une tiare !

Peste, certains sont immunisés

Comme toutes les cartes « CALAMITɠ», la peste dure un tour de jeu. Durant ce tour, toutes les troupes, seigneurs compris, qui entrent dans un évêché pestiféré sont touchées par la peste : 50 % de pertes pour les soldats et une chance sur deux d’en réchapper pour les seigneurs.

Peste

Mais ce fléau ne touche pas les soldats recrutés durant la phase ACHATS ni les nouveaux seigneurs qui arrivent dans le jeu. On considère que ces renforts sont immunisés, ils sont recrutés dans la population qui a échappé à l’épidémie. De même, les seigneurs arrivés à maturité pour entrer dans la partie sont les survivants à la maladie.

Prisonniers, pouvoirs limités, revenus inchangés

Un seigneur qui a perdu toute son escorte est automatiquement fait prisonnier. Il peut aussi se constituer de lui-même prisonnier, avant la fin d’une bataille, quand il estime que les chances de se faire tuer sont trop importantes, que le combat est trop inégal.

Prisonnier, il continue à toucher les revenus de ses villages et moulins. Il peut aussi percevoir des impôts. Pendant son « absence » les gens chargés de recouvrer les impôts sont toujours au travail. Cet argent servira par exemple à payer la rançon demandée en échange de sa liberté.

Carte roi

Mais un seigneur prisonnier ne peut pas voter ni être candidat à une élection. Il ne peut pas non plus, comme évêque ou cardinal, calmer une révolte depuis la cage suspendue où il  est enfermé.  De même que le pape, depuis un cul de basse fosse… ne peut pas s’opposer à la nomination d’un cardinal, ni excommunier un autre seigneur, ni annuler un mariage. Enfin le roi, emprisonné dans des oubliettes sombres et humides ne peut plus ériger gratuitement une région en fief pour un membre de sa famille ou un seigneur ami.

Cependant un prisonnier peut commanditer un assassinat… il a su se faire de nouvelles relations ! Il peut aussi se marier depuis sa prison.

Carte reine

Rappel : la reine prisonnière ne peut pas donner de prince héritier.

D’Arc oui, mais pas forcément pucelle !

Est-ce qu’une veuve peut devenir d’Arc ? La réponse est oui.

Dans la règle je précise que la carte d’Arc « peut être jouée sur une femme non mariée ». C’est bien le cas d’une veuve…  et même d’une femme divorcée ! Donc dans le jeu, une dame d’Arc n’est pas forcément pucelle ! Il suffit qu’elle ne soit pas ou ne soit plus mariée pour pouvoir devenir d’Arc.

Je prends quelques libertés avec la réalité historique pour assurer une bonne jouabilité. Comme il y a des licences poétiques avec la grammaire, ici c’est une licence ludique avec l’Histoire.

D’Arc

La carte d’Arc est très puissante, elle permet un déplacement de 3 étapes à toute la troupe qui accompagne d’Arc. Et au cours d’un combat elle donne 1 dé de combat supplémentaire. Tout cela fait de d’Arc un puissant chef militaire. C’est aussi une carte SURPRISE comme l’indique le petit éclair vert… on peut jouer la carte à n’importe quel moment… même pour une femme d’une autre famille que la sienne !

La carte d’Arc vient se superposer sur la carte du seigneur femme en laissant dépasser le prénom.

Aliènor d’Arc

Pape, créateur de cardinaux

Un des pouvoirs du pape, comme dans la réalité, est de nommer les cardinaux. Concrètement, quand dans le jeu un pape est en fonction, une carte CARDINAL ne peut être posée qu’avec son accord.

 Pape

Si le pape refuse la création d’un cardinal (oui, c’est le terme créer qu’il faut employer ici !), il récupère la carte CARDINAL. Il a alors trois possibilités : la donner à l’évêque de son choix, la garder dans sa main (sans pouvoir dépasser les 3 cartes en main), la défausser.

Calmer une révolte sans se faire lapider

« J’avais presque gagné la partie, mon seigneur Thierry venait de prendre le château de Bourg avec une petite troupe de chevaliers. Mais le combat fut rude, il ne restait qu’un seul chevalier pour défendre avec lui le château. Soudain, sans prévenir, profitant de la famine qui sévissait dans l’évêché… non pas une, ni deux, mais trois cartes REVOLTES sont jouées par deux de mes adversaires sur le village de Bourg. Une carte annule la défense du château, les deux cartes qui restent donnent un jet de 2 dés avec 1 F en plus pour chaque dé, au total 5 F sont comptés… Thierry et le chevalier sont éliminés, le château est détruit… tout est à refaire ! »

 Révolte

Pour calmer une révolte, on peut compter sur l’église. Les évêques et les cardinaux peuvent intervenir et essayer de ramener à la raison le peuple qui se révolte.  L’évêque qui au dos de sa petite  mule vient tenter de calmer les révoltés risque sa vie. Sur 1D6, avec 1 ou 2, il est tout simplement lapidé par la populace en furie. Pour un cardinal, le risque est seulement financier, pour calmer un révolte, il envoie un émissaire avec des espèces sonnantes et trébuchantes, il faut 3 écus pour une carte REVOLTE et il a 2 chances sur 3 que cela fonctionne (jet d’1D6, a 3 et plus la révolte est calmée, la carte est défaussée).

Un cardinal qui n’a pas d’écus, peut essayer de calmer les révoltés mais alors il agit comme un simple évêque et risque la lapidation ! Même chose pour le pape qui se fera lapider s’il tente d’intervenir sans donner d’argent à la foule en révolte.