Oyez oyez, Messeigneurs,
Je serai à Dax pour la fête du jeu.
Qu’on se le dise !
Affiche dans le Grimoire des Festivités
Oyez oyez, Messeigneurs,
Je serai à Dax pour la fête du jeu.
Qu’on se le dise !
Affiche dans le Grimoire des Festivités
Un cardinal garde sa charge d’évêque… on ajoute à la mitre et la crosse de l’évêque… la barrette de cardinal.
Le pape aussi garde sa charge d’évêque mais il se défausse de celle de cardinal. La carte cardinal est défaussée.
Voici par exemple le seigneur Eric qui est élu évêque de Blaye, puis est créé cardinal et enfin est élu pape.
Oyez, oyez gentils seigneurs !
Je vous propose d’introduire dans mon jeu Fief un nouvel élément : l’artillerie.
Il vous faut imprimer ce pion en 12 exemplaires au format d’un pion soldat (20 x 20 mm).
C’est à la bataille de Crécy (août 1346) que les bombardes apparaissent pour la première fois sur le champ de bataille où elles permettent à Édouard III de défaire les troupes de Philippe de Valois en faisant pleuvoir sur les Français une grêle de balles de fer et en « menant si grand bruit et tremblement qu’il semblait que Dieu tonnât, avec un grand massacre de gens et versement de chevaux ».Sources : http://basart.artillerie.asso.fr
Règles sur l’utilisation de la bombarde
Coût : 3 écus
Nombre : 12
Le 17 juillet 1453, l’armée du roi de France (Charles VII) se heurte à un corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, près du village de Castillon…
L’utilisation de l’artillerie sera décisive !
Pour en savoir plus : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=14530717
Pour revivre la bataille… en direct… je vous conseille ce fabuleux spectacle :
http://www.batailledecastillon.com/
En juillet et août 2012.
Il ne peut y avoir qu’une seule carte Calamité par type et par évêché.
Si un jet de dé attribue dans le même tour de jeu une calamité déjà présente dans un évêché, la carte est alors défaussée (comme si le dé avait donné un 6 !). Il ne peut donc pas y avoir deux fois la peste sur un même évêché au cours du même tour. Cependant on peut avoir en même temps la Famine, le Mauvais Temps et la Peste sur le même évêché… mais là… c’est la poisse ! Les calamités restent tout un tour jusqu’au début de la phase Cartes du tour suivant. C’est en particulier le cas de la peste qui à la différence de la famine et du mauvais temps ne peut pas être retirée par une carte contre (Bonnes Récoltes ou Beau Temps). Les troupes qui pénètrent dans une zone pestiférée subissent les dégâts. Les renforts (troupes achetées et les nouveaux seigneurs) ne sont pas concernés : ils sont recrutés chez les survivants !
Un château ne doit pas être laissé vide. S’il est vide, cela signifie que le village sur lequel il est n’est pas contrôlé. Un village qui n’est pas contrôlé n’appartient à personne et ne rapporte pas d’écus lors de la phase « Revenus », ni l’écu du village, ni les revenus des moulins présents sur le village. Normal : il n’y a personne pour faire payer les pauvres paysans !
On contrôle un village en y laissant au moins un pion Sergent, Chevalier ou Seigneur. Un pion « Engins de siège » ne peut pas assurer ce contrôle.
Si un château est vide n’importe qui peut se l’approprier… il suffit d’y amener des troupes.
Les révoltés qui attaquent un château vide… l’occupe… et le détruisent.
Si le château est vide… il n’appartient à personne et donc : à la phase « Cartes », personne ne peut y poser un nouveau seigneur et à la phase « Achats »… personne ne peut y poser de nouvelles troupes. Ce n’est pas la même chose pour les villages (et les châteaux) faisant partie d’un fief, mêmes vides, ils sont contrôlés et appartiennent au seigneur qui détient la couronne du fief.
Précisions : un seigneur (homme ou femme) seul(e) est automatiquement fait prisonnier s’il est attaqué par une troupe supérieure en nombre (un autre seigneur + un sergent par exemple, ou 2 seigneurs homme. Même chose s’il est seul dans un château ou une cité.
En début de partie les pions Sergents sont plus utiles que les pions Chevaliers pour assurer le contrôle de tous les villages d’une région.
Avec Mozilla Firefox ou Google Chrome, ce blog est beaucoup plus joli qu’avec Internet Explorer !
A vous de choisir.
Bonne lecture.
Philippe
C’est comme pour les soirées de l’ambassadeur, pas de soirée Fief sans… un bon hypocras !
L’hypocras, qui tient son nom d’Hippocrate, père de la médecine, réconforte et assure une bonne digestion… dixit la faculté.
On peut le servir blanc à l’apéro, rouge à la fin de la soirée. À la fin du repas, avant de prendre congé on servait au Moyen Âge les « boute-hors » : dragées, coriandre, gingembre, orange, cédrats confits accompagnés d’hypocras rouge.
Recette de l’hypocras:
1 litre de vin (blanc ou rouge)
1 cuillère à café de cannelle en poudre
20 gr de gingembre frais (1 morceau de 4 cm)
1 clou de girofle
100 gr de sucre.
Broyer le gingembre au mixeur.
Écraser le clou de girofle.
Mélanger les épices avec le sucre et la cannelle dans un récipient qui ne soit pas en métal.
Bien remuer pour dissoudre le sucre.
Laisser macérer deux heures, puis filtrer dans une passoire garnie d’un tissu de coton fin.
Sources : « Souper mortel aux étuves », un roman noir et gastronomique à Paris au Moyen Âge de Michèle Barrière, éditions du « Livre de poche ».
Il était une fois une jeune fille de 15 ans, fille du seigneur des Murmures, fief de la région de Besançon qui devait se marier au fougueux seigneur Lothaire de Montfaucon. Le jour de ses noces, sans prévenir, devant l’archevêque en train d’officier… elle se coupe l’oreille… signifiant ainsi le refus de cet époux imposé par son père. Elle aurait pu se couper le nez… mais ça, c’est vraiment très laid ! Elle annonce à toute l’assistance médusée qu’elle fait le vœu d’épouser le Christ et de vivre désormais dans une pièce minuscule sans jamais en sortir… elle choisit de se faire emmurer vivante… elle sera une recluse.
Un petit trou dans le mur de sa cellule attenante à la chapelle du château lui permettra de suivre la messe. Une fenestrelle munie de barreaux lui permet de communiquer et de recevoir sa nourriture.
Considérée par la gens de la région comme une sainte, elle reçoit de nombreuses visites. Paradoxe, par ses conseils, sans bouger de cette cellule exiguë, elle dirige le monde.
Miracle, quelques mois après son enfermement elle donne naissance à un petit garçon : Elzéar. Elle a alors 17 ans, le temps de construire la cellule et une chapelle dédiée à sainte Agnès. Elle confie le nourrisson à son père. Le lendemain on lui rapporte le bébé les mains ensanglantées…
Que s’est-il passé ?
Je ne vous en dirai pas plus. Cette histoire je viens de la dévorer dans un livre sorti cet été qui s’intitule : « Du domaine des Murmures ». J’ai beaucoup aimé ce récit qui débute en 1187. Si comme moi vous aimez cette époque du Moyen Age, je vous conseille vivement cet ouvrage, très agréable à lire, dans un style très fluide, très léger. L’auteure est Carole Martinez, ce roman est paru chez Gallimard.
« Je suis celle qui s’est volontairement clôturée pour tenter d’exister. Je suis la vierge des Murmures. A toi qui peut entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l’espoir des emmurées ».